Aux alentours de Winkel
 
Direction Winkel et sa salle communale. Depuis l'aire de stationnement de la « Batteuse », nous retournons vers le centre du village durant une bonne centaine de mètres avant de tourner vers la droite, à hauteur d'un calvaire. Nous laissons glisser nos montures dans la pente asphaltée jusqu'au moment où nous retrouvons la première bifurcation. Nous optons pour le chemin empierré à gauche. Contournons un petit étang, et repartons à nouveau vers la gauche pour retrouver la route reliant Winkel à Oberlarg. Une petite boucle de mise en jambes, car nous attend une première élévation de 140 m. Par la route, à notre droite, nous atteignons le petit col où s'érige l'oratoire appelé « Hohe Muttergottes », datant de 1822 et entouré d'une demi-douzaine de vénérables tilleuls (1). Nous poursuivons l'ascension par la gauche sur un chemin au travers d'une belle sylve. La pente s'accentue une fois sous les frondaisons et nous débouchons bientôt sur la D432, dont il reste à gravir les derniers hectomètres de la fameuse côte entre Winkel et Lucelle.
Une autre forme de vie
Arrivés au sommet, nous quittons l'asphalte et retrouvons à notre droite un excellent chemin qui file sur le plateau des Ebourbettes. Nous arrivons en vue de la ferme, ancienne propriété de l'abbaye de Lucelle, joliment située sur la frontière suisse (2). Nous contournons par la gauche le premier bâtiment et tombons sur un oratoire en cours de rénovation. À sa droite, une stèle, fraîchement installée, nous rappelle que c'est en ces lieux que le général Giraud s'est évadé, le 22 avril 1942, avec l'aide des fermiers du lieu, vers la Suisse. Avec un peu de chance y rencontrerez-vous M. Richard, le propriétaire, assis sur son banc et goûtant cette fontaine de jouvence qu'est ce paysage immuable qui entoure son havre de paix. Derrière l'oratoire, nous empruntons désormais le chemin, herbeux en son début, marqué du rectangle jaune, qui, quelques centaines de mètres plus loin, nous dépose près de l'ancienne borne frontière. Nous optons pour le chemin dont on devine le tracé dans l'herbe et qui rejoint la forêt vers notre droite. Chaotique en son début, la longue descente devient rapidement plaisante et le bitume annonce la prochaine arrivée au village suisse de Charmoille.
Au débouché sur la rue principale du village, à hauteur d'une fontaine, nous prenons en face, traversons un ruisseau et progressons sur un chemin agricole asphalté, bientôt relayé par une piste en béton de construction récente.
Le vieux château de Pleujouse
De la belle ouvrage? Arrivés sur les hauteurs, un vieux chêne nous accueille et nous invite à la contemplation de la région de la Baroche : Charmoille, le prieuré de Miserez, Miécourt et son château, Alle enfin, avec les imposants silos du comptoir agricole. Nous référant au balisage jaune du tourisme pédestre suisse, nous gardons le chemin central qui, à flanc de coteau, nous dépose à Pleujouse où nous côtoie le château à notre droite. Construit en 1100, restauré et aménagé en 1995, il offre une vue magnifique sur la vallée (3). Nous remontons le village dont les maisons sont étirées le long de l'étroite route, vers l'amont. La grimpée est rude et nous oblige à adopter de petits braquets, le dénivelé s'élevant à près de 200 m. Le soleil tape dans le dos et le retour dans la forêt est bienvenu. C'est la fin de l'asphalte mais la pente est désormais moins prononcée. Au petit col, où un emplacement de grillade est réservé aux randonneurs, nous obliquons à gauche et retrouvons bientôt une nouvelle croisée de chemins. Vers la droite, nous nous engageons dans un chemin balisé (losange jaune) qui décrit de larges boucles avant de déboucher sur la route, par laquelle nous rejoignons Lucelle.
Paradisiaque vallon de Bavelier
Arrivés au bas de la descente, nous amorçons le virage à gauche en direction de Bâle et Laufon, évitant ainsi le passage au poste de douane. Nous longeons le lac et, arrivés près du restaurant, plongeons vers la chapelle Saint-Bernard à notre droite. Nous passons devant la digue de l'étang et sa chute et empruntons le chemin balisé en direction du Moulin Neuf. D'abord en hauteur, nous plongeons bientôt vers la Lucelle alors que le sentier relaie le chemin. Au sortir d'une boucle nous retombons sur un chemin plus large qui, le long d'un ruisseau, remonte vers la ferme de Lai Prirre (ou Steinboden), retranchée dans son vallon cerné de forêts. A une centaine de mètres des bâtiments, nous empruntons la boucle qui s'élève à gauche. En belle alternance entre prés et parcelles de forêts, nous atteignons le vallon de Bavelier. En vue du moulin, datant de 1710, aujourd'hui aménagé en ferme équestre, nous obliquons à gauche et plongeons dans le vallon, le long du ruisseau de Bavelier. Au côté de cet agréable compagnon nous rejoignons la Lucelle et la D 21. Vers la droite, nous arrivons, après quelques centaines de mètres seulement, en vue de Saint-Pierre, ancien pèlerinage, à l'emplacement du village disparu d'Oberlumschweiler, cité de 1152 à 1330 (4). Avant d'arriver aux bâtiments, nous repartons à notre gauche sur le chemin de la Pépinière. Après un cheminement entre quelques ares de blé et d'avoine, étonnants en ces endroits reculés, la voie poursuit son ascension dans la forêt domaniale de Lucelle. À fort pourcentage en son début, la pente s'étire dans la seconde moitié, avant d'aboutir sur le grand chemin qui mène au col de Neuneich. Nous optons pour la gauche, passons devant la ferme du Grand Kohlberg, isolée dans ses pâturages et, par un chemin en légère montée, retrouvons la route et le carrefour du plateau de Winkel. C'est ensuite par la route goudronnée de la Charrière (prudence) que nous descendons au village. Au débouché de la forêt, dans les vergers derrière la première maison, la source de l'Ill nouvellement aménagée impose une halte. Long de 210 kilomètres, l'Ill est le principal cours d'eau de la plaine d'Alsace. Il ne reste plus qu'à laisser filer nos vélos à travers le paisible village jusqu'à notre lieu de départ. Cette sortie n'est pas conseillée aux néophytes. Elle se révélera en revanche un pur émerveillement pour tous ceux qui pratiquent régulièrement une activité sportive. N'oubliez pas vos papiers (passage en Suisse) et? prenez votre temps : il faut compter trois bonnes heures pour les 32 kilomètres au programme.
l'Ill, principal cours d'eau de la plaine d'Alsace, prend sa source à Winkel, sur un site récemment aménagé, et qui impose une halte.
05/06/06